07 juin 2013

E comme... Esperluette

 

esperluettes-ampersand

 L’esperluette ou esperluète, appelée aussi perluette, perluète ou de nos jours "et commercial", désigne le logogramme &. Elle résulte de la ligature des lettres e et t , soit "et" et possède la même signification. Son inventeur serait Tullius Tiron, le secrétaire de Cicéron, mais on ne retrouve ce signe typographique dans aucun de ses manuscrits. On cite aussi Alde Manuce, un imprimeur-libraire installé à Venise qui a révolutionné l’imprimerie, outre par cette création, par le format qu’il a donné à ses livres, en particulier l’in-octavo, plus petit, moins cher et plus maniable que les in-quarto ou in-folio. A l’origine, cette graphie ligaturée était utilisée par les copistes médiévaux, qui se servaient de nombreuses autres abréviations.

Il semble que l’esperluette ait été considérée comme la 27ème lettre de l’alphabet jusqu’au XIXème siècle. Selon le "Trésor de la langue française", le &, dernière lettre de l’alphabet, était appelé ète, et à l'école, les enfants apprenaient à réciter l’alphabet en ajoutant après la lettre Z, les mots latins "et, per se, et"  ("et, en soi, et'") prononcés "ète-per se-ète", qui se serait transformé en "et, per lui, et". L’appellation du caractère & aurait découlé de cette habitude sous la forme de : perluète ou esperluette.

Source : D'après Wikipédia l'encyclopédie libre.

 

Posté par Nadine de Trans à 00:00 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , , ,


20 mai 2013

B comme... Boîtes aux lettres

 Boite-Venise

Boîte réservée aux dénonciations et située au palais des Doges, à Venise. Elle porte l'inscription :  "Dénonciations secrètes contre toute personne qui dissimule des faveurs ou des services, ou qui cherche à cacher ses vrais revenus". Les lettres étaient glissées dans la bouche.

Antiquité

Dans la République de Florence, il était de coutume de placer dans les églises des boîtes en bois fermées, munies d'une ouverture, qui servaient à recueillir les dénonciations anonymes. Ces boîtes portaient le nom de "tomburi". Les clefs des boîtes étaient détenues par des membres du gouvernement, qui retiraient de temps en temps les dénonciations anonymes pour y donner la suite qu'elles comportaient. L'usage de ces "tomburi" produisait un scandale révoltant et cet usage, qui était destinée au départ à sauvegarder la liberté des bourgeois de la République, avait assez souvent des résultats opposés. Dans ces redoutables "tamburi", nous devons voir, d'après l'Union postale universelle, les premiers commencements de notre inoffensive boîte aux lettres actuelle, que la poste a empruntée à la justice pour des desseins pacifiques.

Source : D'après Le Journal du dimanche : littérature, histoire, voyages, musique - 1896.  

Boîte aux lettres

 Par la suite

Les premières boîtes aux lettres furent, au XIVème siècle, les coffrets de métal dans lesquels on enfermait les missives pour les transporter. On les appelait les "boîtes à messages". Mais les boîtes aux lettres, sous la forme que nous leur connaissons aujourd'hui apparaissent en 1622 lorsque le roi Louis XIII, désireux de procéder à une meilleure orginisation de la Poste Royale, crée des bureaux de réception et de distribution du courrier. Des boîtes aux lettres publiques sont installées à Paris grâce à Jean-Jacques Renouard de Villayer en 1653, lorsqu'il crée le service de "Petite Poste", service payant destiné à permettre l'acheminement rapide et facile du courrier intra-muros grâce au premier timbre-poste (sous forme d'entier postal). Ce service sera abandonné (les nobles et bourgeois utilisant leurs domestiques ou des coursiers privés pour faire parvenir leus missives) puis repris et développé, en 1760, par Claude Humbert Piarron de Chamousset. En 1780, Louis XVI confisqua ce service à son profit. On trouve les lieux où sont établies les boîtes à lettres à Paris dans les almanachs royaux. Au XIXe siècle, les boîtes aux lettres privées se généralisent. De nos jours, dans de nombreux pays, l'emplacement et les dimensions de la boîte aux lettres sont réglementés.

 Source : Le grand almanach de la Provence 2012 - Geste éditions et Wikipédia.

Courrier-a-cheval

Facteur

Posté par Nadine de Trans à 00:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,