11 novembre 2017

D comme... Dynamite

 

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La dynamite a été inventée par Alfred Nobel (21 octobre 1833-10 décembre 1896), chimiste et ingénieur suédois. Son père était ingénieur militaire. A la fin de ses études, le jeune Nobel se fait une réputation d'inventeur en travaillant avec ce dernier sur les explosifs. Il ouvre un atelier de fabrication de nitroglycérine près de Stockholm, mais son instabilité entraîne plusieurs accidents et la nitroglycérine est désormais interdite en Europe. En 1864, une explosion détruit l’usine et tue le plus jeune frère d'Alfred ainsi que plusieurs ouvriers. Dans les années 1866-1867, il continue seul ses travaux et essaie de remédier à l'instabilité du produit. Il a l’idée d'ajouter des substances absorbantes pour le fixer : il utilise successivement du charbon en poudre, puis de la craie, du sable et encore du Kieselguhr (poudre fossile de diatomées qui sont des micro-algues marines qui sécrètent un squelette siliceux).

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Grâce au Kieselguhr, capable de retenir jusqu'à 75% du liquide dangereux, Alfred Nobel fabrique un explosif solide, beaucoup plus sûr. Cet explosif moulé sous forme de bâtonnets enveloppés de papier est baptisé "dynamite" (du grec dynamis ou dunamis qui signifie pouvoir, puissance, auquel a été ajouté le suffixe suédois - it) et breveté le 25 novembre 1867. Alfred Nobel a ensuite mis au point d’autres explosifs en mélangeant la nitroglycérine à d'autres composants neutres ou actifs (soufre, cellulose ou nitrate de sodium). Dès 1871, des usines à dynamite voient le jour dans chaque pays d'Europe et aux Etats-Unis. En 1875, il fait breveter les dynamites dites "gélatines" à base de nitroglycérine et de nitrocellulose. En 1887, il invente la "balistite", une poudre de nitroglycérine pouvant être utilisée comme poudre à canon. Grâce à ces inventions, Alfred Nobel devient le détenteur de 355 brevets, exploités dans les 80 usines implantées dans une vingtaine de pays. L’invention de la dynamite lui a rapporté une fortune considérable. Propriétaire de l'entreprise d'armement Bofors, il a légué son immense fortune à la Fondation Nobel en vue de la création du Prix Nobel destiné à récompenser les personnes ayant rendu un grand service à l’humanité. A noter que lors de son invention, la dynamite était un explosif beaucoup moins dangereux à manipuler que la nitroglycérine ou la poudre noire. Elle est en effet moins sensible aux chocs et nécessite un détonateur pour être utilisée. Cet explosif a été très utilisé à la fin du XIXème siècle dans les domaines de la construction de tunnels, l'exploitation minière et la démolition. La dynamite dite "gélatine", elle, était notamment employée dans les mines et les carrières pour faire sauter des roches très dures. De nos jours, on lui préfère toutefois de nouveaux explosifs plus évolués car avec le temps ou à certaines températures, les bâtons de dynamite laissent suinter de la nitroglycérine liquide, ce qui pose un problème de sécurité sur les chantiers. Voilà pourquoi elle n’est plus commercialisée depuis des décennies.

Source : D'après le site Gralon.

 

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27 mai 2013

C comme... Couteau

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Avec les flèches, le couteau est le premier outil inventé par l'homme, il y a plus d'un million d'annnées. Les techniques s'affinant, les pierres taillées de silex, quartz ou obsidienne des hommes de Cro-Magnon possèdent un tranchant qui peut, 28 000 ans plus tard, rivaliser avec nos outils actuels. Les lames en fer apparaissent 1 000 ans avant notre ère et sont pourvues de manches en os, en bois, en corne, ou en invoire. Les Romains et les Celtes sont les premiers à produire des couteau en acier. Mais jusqu'au XVIIIème siècle, ils n'ont pas leur place sur les tables. Au Moyen Age, chaque convive apporte son propre couteau. Comme l'assiette n'a pas encore fait son apparition, on sert les viandes déjà coupées sur une épaisse tranche de pain posée sur un tranchoir en bois, en argent ou en or. C'est autour de la découpe des viandes que se développe l'art de la coutellerie. Cet art est réservé aux seigneurs puis à des professionnels : les écuyers tranchants. Leur attirail comprend des couteaux à large lame pour présenter les morceaux de viande, un "parepain" pour égaliser les tranches de pain et des petits "coustels" pour désosser et dénerver. Dès le XIVème siècle, les couteaux sont à manches d'ébène pour le Carême, d'ivoire pour Pâques, d'ivoire et d'ébène en damier pour la Pentecôte. Ils peuvent être émaillés, ornés des armes de leur propriétaire ou d'enluminures, damasquinés, gainés de cuir gaufré. A la fin du XVème siècle, apparaît le couteau pliant que l'on range dans sa poche. Il est appelé "kenivet", il deviendra par la suite notre canif (première mention sous le nom de "quenif" en 1441, de l'ancien anglais "cnif"). Les premiers couteaux à huîtres datent également du Moyen Age. Leur lame se replie dans le manche en actionnant un petit ressort. Il va de soi que le petit peuple se contente de lames et de manches rudimentaires. A la Renaissance, le couteau ressemble de moins en moins à une dague. Les lames peuvent être en or ou en argent. Les manches deviennent de vraies oeuvres d'art, en nacre, en bois incrustré de pierres précieuses, en ivoire sculpté de scènes mythologiques ou d'animaux extraordinaires. Le tranchage des viandes est un véritable spectacle. Chaque pays a ses propres règles. En Italie, l'officiant doit se tenir absolument droit, les pieds bien à plat et légèrement écartés, les bras vers le haut, la tête immobile, le regard grave. Il découpe à une vitesse hallucinante les tranches de viande qu'il fait voler jusqu'au centre du plat. Puis, avec le pointe du couteau, il lance avec une précision diabolique une pincée de sel qui retombe sur le rebord du plat.

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En cuisine, la batterie de couteaux se diversifie. Bartolomeo Scappi, célèbre maître queux du XVIème siècle, en décrit une vingtaine, chacun ayant un rôle distinct. Depuis le Moyen Age, les manuels de savoir-vivre répètent qu'il ne faut pas se curer les dents avec son couteau... Le Cardinal de Richelieu, choqué de la mauvaise manière dont le Chancelier Séguier utilisait le couteau, justement pour se curer les dents, fit interdire les lames pointues (Edit de Lille, 1669). Les lames deviennent arrondies et atteignent une longueur exceptionnelle sous Louis XIV. C'est à la fin du siècle, que l'on voit apparaître des manches en faïence (Moustiers) ou en porcelaine tendre (Saint-Cloud). En 1756, un arrêt du Conseil d'Etat autorise les couteliers à fondre et à employer l'or et l'argent dans leur ouvrages, réservés anciennement aux orfèvres. En 1764, Jean Gavet, coutelier du roi, à Paris, utilise pour la première fois une matrice pour estamper les manches d'argent, à l'aide d'un balancier. Apparaissent des manches en nacre, ivoire avec filets et incrustations d'argent ou d'or et durant la deuxième partie du XVIIIème siècle, ils prennent la forme de crosse de pistolet. La lame est en acier pour la viande et en or, argent ou vermeil pour les fruits. Notons que le "couteau à la française" possède un manche à section plate avec cuvette et qu'un écusson apparaît sous le Directoire.

Source : D'après un article paru dans le numéro Hors-Série Point de vue-Historia : De quand ça date ? L'étonnante histoire de...

Couteaux

 

Posté par Nadine de Trans à 20:46 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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