La Gazette de Nadine

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10 octobre 2022

M comme... Mayday ! Mayday !

MayDay

"Mayday ! Mayday !" C’est sans aucun doute l’alerte qu’aucun pilote d'avion ou de capitaine de navire ne veut faire. La raison est simple : c’est cette expression qui est utilisée internationalement en procédure d’urgence comme signal de détresse durant les communications radio à procédure vocale. A l’origine, le mot "mayday" a été créé en 1921 par Frederick Stanley Mockford, un officier supérieur de la radio à l’aéroport de Croydon à Londres. Ce dernier avait été invité à trouver un mot qui servirait de signal de détresse et qui serait facilement compris par tous les pilotes et le personnel au sol en cas d’urgence.

A l’époque, une grande partie du trafic aérien s’effectuait entre Croydon et l’aéroport du Bourget à Paris. C’est alors l’expression française "m’aider" (version raccourcie de l'expression "venez m'aider"que l’officier a choisi de phonétiquement angliciser pour inventer le signal "mayday". Contrairement à certaines croyances populaires, ce mot n’a ainsi rien à voir avec un jour du mois de mai. Si le mot a été effectivement inventé en 1921, il est à savoir qu’il n’a été officiellement reconnu par l’International Radio Telegraph Convention (IRTC) que six ans après, en 1927 par la Conférence de Washington. Il est également intéressant de savoir que l’équivalent de "mayday" en code Morse est "SOS" et que ce signal de détresse est applicable depuis le 1er janvier 1929 pour les transports aériens et maritimes.

Enfin, il faut également savoir que lorsqu’un pilote doit absolument utiliser le signal "mayday" en cas de graves problèmes à bord, il est tenu de le répéter trois fois de suite, comme l’exige la procédure : Mayday ! Mayday ! Mayday ! Une telle règle a été mise en place pour que le signal ne soit pas confondu avec aucun autre mot ou encore une phrase similaire dans des conditions bruyantes. 

Exemple maritime : "Mayday" est utilisé lors d'un danger grave ou imminent à bord et que des vies humaines sont en danger. Par exemple le navire est en train de couler, il y a le feu à bord. On l'émet jusqu'à ce qu'une station côtière réponde. Dans la mesure où aucune station terrestre n'accuse réception, alors seulement, une station mobile maritime peut le faire, elle le fait sur la même fréquence. Enfin, si un navire en perdition est incapable de transmettre un message de détresse, une autre station peut servir de relais. Lorsqu'une procédure de détresse est en cours, le silence est imposé sur la fréquence utilisée par la station côtière chargée de la coordination des secours (Silence Mayday). A la fin de la procédure le message "Silence fini" sera émis et les communications normales pourront reprendre.

Exemple aéronautique : "Mayday" est utilisé lorsque des vies humaines sont en danger. Par exemple, l'avion est en feu, certaines commandes principales de vol sont inopérantes, plusieurs des moteurs sont en panne. Le commandant d'un avion de ligne est tenu d'initier une situation de détresse s'il a moins de carburant que la limite légale de 30 minutes (Turbopropulseur et Jet) ou de 45 minutes (moteur à pistons). On peut également passer le code 7700 au transpondeur (signal de détresse). 

Les appels de détresse (Mayday) sont généralement utilisés dans les cas suivants :

- incendie à bord  (cabine, problème électrique, moteur…) ;

- panne moteur, panne sèche ; 

- avarie grave des commandes principales de vol.

Source : Site daily geek show et Wikipédia, l'encyclopédie libre.

 

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11 juillet 2022

T comme... Tire-bouchon

Tire-bouchon ancien

Un tire-bouchon constitue une outil bien pratique pour ouvrir une bonne bouteille de vin. Cet ustensile courant de la vie quotidienne résulte d’une conception à la fois simple mais efficace. La forme hélicoïdale de la mèche en queue de cochon permet de rentrer dans le liège sans enfoncer le bouchon dans le goulot. Aussi quel cheminement a permis de mettre au point ce mécanisme très utile ?

Tire-bouchon du sommelier

Le couteau du sommelier comporte généralement une lame utile à différents usages ainsi qu’un tire-bouchon. La France a une belle notoriété pour ses vignobles. Et pourtant il semble que les anglais aient inventé en premier cet outil au cours du XVIIe siècle. Plus particulièrement des armuriers britanniques ont les premiers eu cette idée d’utiliser une mèche hélicoïdale pour enlever le liège sans abimer le vin. Cette forme serait identique à celle d’une pièce métallique utilisée dans l’armurerie. Les membres des guildes de la Cité de Londres auraient improvisé cet usage pour répondre à un besoin d’une nécessité impérieuse : se servir à boire ! Depuis, le chemin parcouru se mesure en kilomètres de liège. En effet, même si on respecte toujours la forme initiale, de nombreuses modifications ont permis de faire évoluer l’objet. Cela a permis d’optimiser le pas de vis du tire-bouchon vers sa taille optimale. Il semble que certaines peintures du Moyen Age montrent des ustensiles servant à percer les tonneaux de vin afin d’accéder à son contenu. L’anglais Samuel Henshall fait honneur à la sensibilité oenologique des britanniques. Aussi en 1795, il déposa ce qui semble apparaitre comme le premier brevet pour fabriquer un tire-bonchon. Il baptisa l’objet de son nom. Aussi la caractéristique du Henshall repose sur une pièce de métal percé avec des crans. Celle-ci se trouve entre la queue de cochon et la tige. Il s’agit d’éviter de trop enfoncer dans le bouchon. D’autre part, l’aspect rugueux permettait d’enlever plus facilement la cire sur le goulot de la bouteille. Par la suite Samuel Henshall s’associa avec Mathew Boulton afin de produire en masse. La production de ce tire-bouchon se fit dans les usines Soho à Birmingham. Depuis, on dénombre une moissons d’amélioration avec plus de 300 brevets aujourd’hui.

Tire-bouchon

De nombreux mécanismes annexes comme le levier ont permis d’améliorer l’ustensile. Il existe une infinité de variantes pour le tire-bouchon. Il s’agit à la fois d’un objet de déco que d’un outil multifonctions. Bien souvent une poignée permet de lever le bouchon sans forcer. En effet, un bouchon en plastique ou en matériau synthétique a une rigidité accrue. Et cela augmente le frottement au moment de l’ouverture. Il faut donc appliquer une force supplémentaire pour ouvrir la bouteille. Cette action peut créer de l’instabilité. Aussi le levier permet de se protéger contre tout mouvement indélicat. Ainsi la poignée démultiplie l’effort apporté et l’extraction du bouchon se fait en tirant très facilement. Le tire-bouchon avec deux crans permet d’utiliser un point d’appui en cours d’ouverture. Cela facilite le mouvement de bascule sans risque d’accident. Enfin les adeptes de haute technologie pourront utiliser le modèle à gaz.

Source : D'après un article paru dans le site blog.telephone.city 

Vidéo : Le musée du tire-bouchon à Ménerbes dans la Vaucluse

 

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04 juillet 2022

C comme... Croque-monsieur

Croque-monsieur

Le croque-monsieur serait né dans un bistrot de Paris appelé "Le Bel Âge", situé boulevard des Capucines, en 1901. René Girard, historien, complète dans son livre Histoire des mots de la cuisine française (1947) l’anecdote. Le patron du "Bel Âge", Michel Lunarca, avait hérité du surnom de cannibale par ses concurrents. Un jour, alors qu’il manquait de pain baguette pour faire ses sandwichs, Michel Lunarca improvisa en prenant du pain de mie dans lequel il avait ajouté du jambon et du fromage. Après un passage au four pour ajouter du croquant à son nouveau sandwich, le bistrotier servit ce plat du jour à ses clients. L’un d’entre eux demanda : "Michel, quelle viande y a-t-il dedans ?" Ce à quoi le bistrotier, non sans humour, répondit : "De la viande de monsieur, évidemment !" Cette plaisanterie fit l’unanimité auprès des clients qui demandèrent la même chose. Le lendemain, le sandwich était au menu et Michel Lunarca écrivait sur sa carte son nom : "le croque-monsieur".

Source : Site dailygeekshow.com/

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Croque-madame

Qu'en est-il du croque-madame ?

Un croque-madame ou encore croquemadame est un sandwich de jambon et de fromage, le plus souvent d'emmental, grillé à la poële ou au four, et surmonté d'un oeuf au plat.

C'est une variante du croque-monsieur. L'oeuf présent sur la tranche de pain supérieure évoquant les chapeaux que les femmes portaient à l'époque, c'est ainsi que cette recette fut baptisée "croque-madame".

Source : Wikipédia, l'encyclopédie libre

 

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16 juin 2022

E comme... Elixir de longue vie

Elixir-longue-vie

L'élixir de longue vie (Elixir Vitae) est une potion ou une boisson légendaire qui aurait la vertu de prolonger indéfiniment la vie ou de conserver indéfiniment sa jeunesse. La recherche d'un tel élixir est un des buts de l'alchimie.

En Chine

Plusieurs souverains de l'antiquité chinoise ont tenté d'obtenir une "panacée" de jeunesse, qui peut se présenter sous forme d’élixir ou de pilule. Pendant la dynastie Qin, Qin Shi Huang envoya l'alchimiste Xu Fu avec cinq cents jeunes hommes et autant de jeunes filles vers les mers orientales à la recherche de l'élixir, mais l'envoyé ne revint jamais. Les Chinois de cette époque croyaient qu'ingérer des matériaux précieux connus pour ne pas s'abîmer, comme le jade, le cinabre ou l'hématite pouvaient conférer la longévité. L'or était considéré comme particulièrement puissant. Dès la fin du IIIe siècle avant notre ère, l'idée d'"or potable" apparaît en Chine, mais il est peu utilisé.

Un livre d'alchimie chinoise célèbre, le Tan Ching Yao Ch’eh attribué à Sun Simiao, décrit en détail la fabrication d'élixirs et pilules d'immortalité (le mercure, le soufre et les sels de mercure et d'arsenic jouent un rôle particulièrement important) ainsi que ceux qui servent au traitement de certaines maladies et à la fabrication de pierres précieuses. Plusieurs des substances qui entraient dans la composition de tels élixirs sont en réalité très toxiques. L'empereur Jiajing de la dynastie Ming mourut de l'ingestion d'une dose mortelle de mercure contenue dans un élixir préparé par ses alchimistes. L'historien britannique Joseph Needham a compilé une liste des empereurs chinois morts d'empoisonnement après l'ingestion d'élixirs. Mais l’alchimie interne, dans laquelle le corps humain remplace le creuset et ses composantes (souffle, essence, esprit etc.) les matières premières, avait remplacé en grande partie l’alchimie traditionnelle dès le Xème siècle.

En Inde

Les Véda (ensemble de textes) contiennent des conseils similaires à ceux que l'on peut trouver dans l'ancienne Chine, en particulier la relation entre l'or et une longue vie. Le mercure, qui tient un rôle dans l'alchimie de plusieurs traditions, est mentionné pour la première fois entre le traité Arthashâstra, écrit entre les IVème et IIIème siècles avant J.C., à peu près au même moment où il était mentionné en Chine et à l'Ouest. L'idée de la transmutation des métaux apparaît dans des textes bouddhiques entre les IIème et Vème siècles, à peu près en même temps qu'à l'Ouest. Il est également possible que l'alchimie et la médecine orientées vers l'acquisition de l'immortalité soient arrivées en Inde par la Chine, ou l'inverse. Quoi qu'il en soit, la fabrication des métaux précieux semble avoir été une considération mineure, l'accent étant mis sur la médecine, dans les deux cultures. Mais l'élixir d'immortalité était d'importance relativement mineure en Inde. Les élixirs indiens étaient plus souvent des remèdes pour certaines maladies ou, au mieux, pour favoriser une longue vie.

Elixir

En Europe :

Plus récemment, on a prétendu que l'alchimiste Nicolas Flamel avait découvert l'élixir de jeunesse et l'avait utilisé sur lui-même et son épouse Pernelle. En 1605, François-Annibal d'Estrées remet aux moines de la Chartreuse de Vauvert, à Paris, un manuscrit révélant la formule d'un élixir de longue vie dont nul ne connait l'origine : c'est l'origine de la liqueur appelée chartreuse. Le comte de Saint-Germain, aventurier français du XVIIIème siècle, sur lequel couraient de nombreuses rumeurs, avait selon la légende découvert l'élixir de jeunesse et se disait âgé de plusieurs milliers d'années. Dans les années 1930, le médecin ukrainien Alexandre Bogomoletz (1881-1946) invente son "sérum anti réticulaire cytotoxique", encore appelé "sérum de Bogomoletz", censé favoriser la longévité humaine.

Source : D'après Wikipédia - l'encyclopédie libre.

 

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01 mars 2022

H comme... Hérode ou l'expression "Vieux comme Hérode"

HerodeleGrand

Hérode le Grand

Hérode est le nom d’une dynastie de rois qui régnèrent en Judée pendant plus d’un siècle. Le premier de ces rois est Hérode le Grand né l’an 72 avant J.-C. à Ascalon, et surnommé à cause de cela l’Ascalonite. Les règnes des rois nommés Hérode durèrent 166 ans : de l'an 73 avant Jésus-Christ jusqu’en l'an 93 de notre ère.

C’est Hérode le Grand qui, après avoir fait périr sa femme et trois de ses fils, ordonna, lorsqu’il apprit la naissance du Christ, qu'il considérait comme un rival potentiel, le carnage de tous les enfants de Bethléem qui avaient moins de deux ans (Evangile selon Matthieu). Viennent ensuite Hérode-Antipas, tétrarque qui, à la demande d’Hérodiade, sa femme, fit périr saint Jean-Baptiste ; Hérode-Philippe, tétrarque de la Batanée, de la Trachonite et de la Gaulonite ; puis enfin Hérode-Agrippa I, fils d’Aristobule, et Hérode-Agrippa II, que Claude dépouilla du royaume de Judée.

Hérode l’Ascalonite était souvent appelé, par rapport à ses descendants, le vieil Hérode ; c’est de là qu’est venue l’expression proverbiale : "vieux comme Hérode", expression qui se dit plutôt des choses que des personnes. Le vieil Hérode régna jusqu’à l’âge de 69 ans, ce qui était très âgé pour l’époque, car l'espérance de vie d'alors était aux alentours de 50 ans.

Methusalem

On dit aussi "vieux comme Mathusalem", mais alors ce n’est pas pour les mêmes raisons et c’est toujours en parlant des personnes, car on rappelle par cette comparaison l’âge avancé dans lequel mourut ce patriarche. Né l’an 3317 avant J.-C., il devint père de Lameth à 187 ans, et continua de vivre jusqu’en 2348, l’année même du déluge ; il avait par conséquent 969 ans !

Sources : Magazine La France pittoresque et le site lesavaistu.fr

 

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30 janvier 2022

C comme... Chromolithographies

Chromo-bouches

La chromolithographie est le terme choisi par le lithographe Godefroy Engelmann pour désigner son procédé d'impression lithographique en couleur fondé sur la quadrichromie et à l'origine du procédé d'impression offset qui en a découlé. Engelman avait d'abord proposé le terme de lithocol, qu'il abandonna par la suite.

Dès l'invention du procédé lithographique en 1796 par Aloys Senefelder, se pose la question de la couleur. Senefelder lui-même a imprimé des lithographies en plusieurs couleurs, en utilisant plusieurs pierres, une pour chaque couleur. D'autres essaient de mettre plusieurs couleurs sur la même pierre, cependant avec des succès variables.
Le mérite d'Engelmann sur ses nombreux concurrents est d'avoir mis au point une méthode à la fois théorique : l'emploi des trois couleurs primaires, le bleu, le jaune et le rouge, auxquelles on ajoute le noir, pour obtenir toutes les teintes et les nuances possibles (ce qui constitue toujours le principe de l'impression en couleur d'aujourd'hui autrement dit la quadrichromie), et pratique : la mise au point de presses lithographiques munies de systèmes élaborés pour obtenir un bon repérage des impressions successives. Habituellement le papier est légèrement humidifié, mais Engelmann supprime cette obligation qui occasionne des déformations et donc de mauvais repérages. Il imprime sur les quatre pierres le contour léger du dessin que l'artiste travaillera ensuite pour la couleur. Rien n'interdit du reste d'utiliser un nombre beaucoup plus grand de couleurs.

Chromo-coiffure

Au cours du XIXe siècle, la chromolithographie (1837) se développe et se perfectionne, touchant tous les domaines dont le commerce, avec toutes les formes de publicités, affiches, cartes commerciales, catalogues, calendriers, images à collectionner. Ce sont les "réclames" dont Aristide Boucicaut (1810-1877) comprit en 1850 l'intérêt pour séduire les enfants afin d'attirer leurs parents dans les grands magasins du Bon Marché. Des images sont distribuées gratuitement. Elles ont pour thèmes les grandes inventions, le tourisme, les jeux, etc... au rythme d'une image nouvelle par semaine. Ces petites images passionnent les écoliers qui les collectionnent dans des albums en les baptisant. Jusqu'aux années 1910, le Bon Marché va multiplier ces images en abordant des centaines de thèmes différents. Boucicaut fit des émules d'abord dans le domaine de l'alimentation notamment dans le chocolat.

Provinces-Provence

Outre l'imagerie populaire, les images religieuses, morales, patriotiques, largement diffusées par le colportage, se développe l'édition de livres illustrés pour les enfants, des jeux, des images à découper et monter, les cartes géographiques pour les écoles... C'est la grande époque de ce qu'on appelle les Chromos.
Le dessin de lettres ornées, colorées, déformées, va susciter dans le domaine de la typographie une floraison de caractères en plomb fantaisie, utilisés dans la publicité et le titrage. L'impression chromolithographique sur des supports nouveaux, permet d'imprimer des emballages (boîtes de sardines), des plaques de métal. On n'hésite pas à combiner des impressions or, des gaufrages, des découpes.
Les lourdes pierres lithographiques sont remplacées par des plaques de zinc. L'américain Benjamin Day (1838-1916) invente un procédé de teintes en aplat par superposition de trames de valeurs différentes.

Fillette-roses

En passant le document sous une presse à estamper ont obtint des images couleurs découpées "Découpis" et/ou gaufrées. Puis le Chromo évolue vers les cartes d'anniversaire ou de vœux.
La grande majorité des chromos se présente sous la forme d'un rectangle de 10 à 11 cm maximum. Plus rare des chromos à systèmes ou dépliables en forme de diaporamas ont été très appréciés au début du XXème siècle. Ces formats spéciaux coûteux ont eu des tirages limités moins d'un millier d'exemplaires.

Marquis-marquise2

La grande époque des chromos entamée vers les années 1880, prend fin dans les années 1920. Le coup de grâce arrive dans les années 1950 avec l'avènement de nouvelles techniques d'impressions. Les chocolatiers continueront à glisser des images dans les tablettes, mais ce ne seront plus des Chromos.

Chromo-fillettes

Source : D'après Wikipédia l'encyclopédie libre. Texte arrangé par moi-même.

Fleurs-chromo7

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30 janvier 2018

E comme... Echauguette

Echauguette-château-de-Brest

Echauguette du château de Brest

Une échauguette (ou eschauguette, eschargaite ou escharguettes, escargaite, eschelgaite, esgaritte, garite, pionnelle, maisoncelle, centinelle ou sentinelle, hobette) désignait, du XIVe au XVIe siècle, la sentinelle. Actuellement, le terme désigne une petite loge carrée ou cylindrique contenant une petite pièce, le plus souvent construite en encorbellement, munie de mâchicoulis et de meurtrières, destinée à abriter, dans un château-fort ou une fortification, le veilleur surveillant le territoire environnant sur un large horizon, et à jeter des projectiles sur les assaillants. Le mot échauguette viendrait de l'occitan eschaugar ("veiller" ou "surveiller").

Echauguette sur corbeau Colmars 

Échauguette sur corbeaux, à Colmars (fort de Savoie)-Alpes de Haute Provence

Une échauguette se différencie d'une tour en étant construite attenante à un mur. Une tour est construite à partir du sol. Dans les plus anciennes fortifications du Moyen-Âge, il y avait des échauguettes. Il est à croire que ces premières échauguettes étaient en bois, comme les hourds, et qu'on les posait en temps de guerre. Tous les couronnements de forteresses antérieures au XIIe siècle étant détruits, nous ne connaissons pas la forme exacte de ces échauguettes primitives ; lorsqu'elles ne consistaient pas seulement en petites loges de bois, mais si elles étaient construites en maçonnerie, ce n’étaient que de petits pavillons carrés ou cylindriques couronnant les angles des défenses principales. Les plus anciennes échauguettes encore existantes sont placées sur les défenses ; elles sont ouvertes ou fermées, couvertes et munies même de cheminées, ou ne présentent qu’une saillie sur un angle, le long d’une courtine, de manière à offrir un petit flanquement destiné à faciliter la surveillance, à poser une sentinelle, une guette. C’était particulièrement dans le voisinage des portes, aux angles des gros ouvrages, au sommet des donjons, que l’on construisait des échauguettes. Les dernières échauguettes sont en forme de poivrière sur un cul-de-lampe et n'ont plus de fonction défensive, gardant uniquement la valeur d'une guérite. Les fortifications bastionnées construites sur instructions de Vauban comprennent des ouvrages appelés guérites en pierre, à la fois sur corbeau et sur console. Le nom d'échauguette n'était pas utilisé par l'ingénieur de Louis XIV, ce qui ne veut pas dire que les ouvrages concernés, appelés guérites, ne sont pas des échauguettes.

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Échauguette-en-encorbellement-Colmars

Échauguette en encorbellement, à Colmars (fort de Savoie)

HourdsUn hourd (du francique hurd "claie") est au Moyen Âge un échafaudage solide, fait de planches, en encorbellement au sommet d'une tour ou d'une muraille. Ce dispositif de défense active se caractérise par une très faible ouverture horizontale et une assez faible saillie, avant de devenir une maçonnerie grossière à partir du XVIe siècle, nommée communément hourdage.

Poivrière : La poivrière est une guérite de maçonnerie à toit conique placée en encorbellement à l'angle d'un bastion, de châteaux forts, de tours, de maisons, d'hôtels particuliers ou de ponts. Elle désigne plus tard une échauguette ronde ou une tour polygonale en encorbellement et à toit conique, prenant parfois le nom de tourelle. Par extension, elle désigne toute construction surmontée d'un toit en forme de cône.

Cul-de-lampe : Un cul-de-lampe est une console d'encorbellement constituée d’une pierre saillante dont la forme rappelle le dessous d'une lampe d'église, servant à supporter une base de colonne, la retombée d'un arc, des nervures de voûte ou encore une statue. On appelle ainsi cul-de-lampe les encorbellements qui terminent les cuves de certaines chaires à prêcher.

MeurtrièresUne meurtrière (de l’adjectif meurtrier, littéralement ("ouverture par laquelle on peut tuer") est un terme générique qui désigne une ouverture pratiquée dans une muraille pour permettre l'observation et l'envoi de projectiles.

Corbeau : Le corbeau est un élément saillant d'un mur. En structure intérieure, il permet de soutenir une poutre, une voûte, un arc ou une statue. Il est utilisé pour supporter un toit, une corniche, un élément en encorbellement (issus de l'ancien français "corbel" qui désigne le volatile, le corbeau qui se perche en haut de mur).

Console : Une console est une pièce, généralement galbée en forme de "S", servant de support à un balcon ou à un élément en saillie par rapport à la façade. C'est aussi un élément ornemental, sans fonction particulière, galbé en forme de S inversé, qui orne la clé d'arc. La partie non enroulée s'appelle la face. La console est parfois double, avec un effet de plissé sur un corps de moulures.

Source : Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Ajaccio-citadelle-echauguette

Echauguette sur un bastion de la citadelle d'Ajaccio

 

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06 janvier 2018

I comme... Icare

  

Dédale et Icare

 Dans la mythologie grecque, Icare est le fils de Dédale, célèbre ingénieur athénien travaillant pour le roi de Crète, Minos et de Naupacté, une esclave crétoise. Il existe deux versions du mythe de Dédale et d'Icare.

Première version : La reine de Crète, Pasiphaé, s'éprend d'un taureau blanc donné par le dieu Poséidon et demande à Dédale de créer un artifice lui permettant de s'accoupler avec l'animal sacré, requête à laquelle il accède. De cette union naît le Minotaure. Pour cacher le fruit de ce déshonneur, Dédale construit le labyrinthe qui enferme la bête. Celui-ci donne à Ariane l'idée du fil noué à la cheville de Thésée, lui permettant de fuir le labyrinthe après avoir tué le Minotaure. A cause de ses trahisons répétées, Dédale est jeté avec son fils Icare dans le labyrinthe dont il est l'architecte. Ne pouvant emprunter ni la voie des mers pour s'enfuir, celle-ci étant contrôlée par Minos, ni celle de la terre, Dédale eut l'idée, de fabriquer des ailes semblables à celles des oiseaux, confectionnées avec de la cire et des plumes. Il mit en garde son fils, lui interdisant de s'approcher trop près de la mer, à cause de l'humidité, et du Soleil, à cause de la chaleur. Mais Icare, grisé par le vol, oublia l'interdit et prit de plus en plus d'altitude. La chaleur fit fondre la cire jusqu'à ce que ses ailes finissent par le trahir. Il mourut précipité dans la mer qui porte désormais son nom : la mer Icarienne. Celle-ci est située dans la mer Egée, au sud-est de la Grèce.

Deuxième versionDédale et Icare fuient la Crète dans de petites nefs ; Dédale ayant inventé à cette fin le principe de la voile, jusqu'alors inconnu aux hommes. Mais Icare, navigateur maladroit, fait naufrage au large de Samos. Son corps est retrouvé sur les rives de l'île par Héraclès, qui lui donne une sépulture et renomme Samos et la mer alentour du nom du défunt (Icarie). Cette version est corroborée par Diodore (historien grec), qui précise seulement qu'Icare est tombé par précipitation dans la mer où il s'est noyé. Cette version ne concorde pas avec la légende de la voile noire du vaisseau menant Thésée et les captifs grecs en Crète, et de la voile blanche qu'il oublie de hisser à son retour, provoquant la mort de son père, Egée — cet épisode étant en principe antérieur à celui du vol d'Icare et de Dédale.

Source : D'après Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Icare

 

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23 novembre 2017

J comme... Avoir un Jules

Le "Jules" de l’expression a réellement existé. Il s’agit d’une référence directe à une véritable personne qui vécut au XVIIIème siècle dans l’entourage de la reine Marie-Antoinette.
Contrairement à ce que laisse penser le prénom, Jules était une femme, proche de la reine et nommée Madame de Polignac. Femme de Jules de Polignac elle était parfois surnommée le "Jules de la reine". Une intense amitié lia les deux femmes dès 1774. Avec sa confidente Marie Antoinette passait énormément de temps, y compris dans son château du Petit Trianon.


Marie-Antoinette

La reine Marie Antoinette

Madame de Polignac devint duchesse en 1780. Vite jalousée on fit courir la rumeur que les deux amies étaient amantes, en prenant soin de surnommer la confidente "Jules" pour ne pas insinuer trop clairement que la reine était homosexuelle.


Mais, avec la Révolution, la reine dut s’exiler. Elle quitta son amie avec tristesse. Madame de Polignac mourut cinquante jours seulement après la reine.

Source : Site grands-meres.net

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