La Gazette de Nadine

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06 janvier 2018

I comme... Icare

  

Dédale et Icare

 Dans la mythologie grecque, Icare est le fils de Dédale, célèbre ingénieur athénien travaillant pour le roi de Crète, Minos et de Naupacté, une esclave crétoise. Il existe deux versions du mythe de Dédale et d'Icare.

Première version : La reine de Crète, Pasiphaé, s'éprend d'un taureau blanc donné par le dieu Poséidon et demande à Dédale de créer un artifice lui permettant de s'accoupler avec l'animal sacré, requête à laquelle il accède. De cette union naît le Minotaure. Pour cacher le fruit de ce déshonneur, Dédale construit le labyrinthe qui enferme la bête. Celui-ci donne à Ariane l'idée du fil noué à la cheville de Thésée, lui permettant de fuir le labyrinthe après avoir tué le Minotaure. A cause de ses trahisons répétées, Dédale est jeté avec son fils Icare dans le labyrinthe dont il est l'architecte. Ne pouvant emprunter ni la voie des mers pour s'enfuir, celle-ci étant contrôlée par Minos, ni celle de la terre, Dédale eut l'idée, de fabriquer des ailes semblables à celles des oiseaux, confectionnées avec de la cire et des plumes. Il mit en garde son fils, lui interdisant de s'approcher trop près de la mer, à cause de l'humidité, et du Soleil, à cause de la chaleur. Mais Icare, grisé par le vol, oublia l'interdit et prit de plus en plus d'altitude. La chaleur fit fondre la cire jusqu'à ce que ses ailes finissent par le trahir. Il mourut précipité dans la mer qui porte désormais son nom : la mer Icarienne. Celle-ci est située dans la mer Egée, au sud-est de la Grèce.

Deuxième versionDédale et Icare fuient la Crète dans de petites nefs ; Dédale ayant inventé à cette fin le principe de la voile, jusqu'alors inconnu aux hommes. Mais Icare, navigateur maladroit, fait naufrage au large de Samos. Son corps est retrouvé sur les rives de l'île par Héraclès, qui lui donne une sépulture et renomme Samos et la mer alentour du nom du défunt (Icarie). Cette version est corroborée par Diodore (historien grec), qui précise seulement qu'Icare est tombé par précipitation dans la mer où il s'est noyé. Cette version ne concorde pas avec la légende de la voile noire du vaisseau menant Thésée et les captifs grecs en Crète, et de la voile blanche qu'il oublie de hisser à son retour, provoquant la mort de son père, Egée — cet épisode étant en principe antérieur à celui du vol d'Icare et de Dédale.

Source : D'après Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Icare

 

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23 novembre 2017

J comme... Avoir un Jules

Le "Jules" de l’expression a réellement existé. Il s’agit d’une référence directe à une véritable personne qui vécut au XVIIIème siècle dans l’entourage de la reine Marie-Antoinette.
Contrairement à ce que laisse penser le prénom, Jules était une femme, proche de la reine et nommée Madame de Polignac. Femme de Jules de Polignac elle était parfois surnommée le "Jules de la reine". Une intense amitié lia les deux femmes dès 1774. Avec sa confidente Marie Antoinette passait énormément de temps, y compris dans son château du Petit Trianon.


Marie-Antoinette

La reine Marie Antoinette

Madame de Polignac devint duchesse en 1780. Vite jalousée on fit courir la rumeur que les deux amies étaient amantes, en prenant soin de surnommer la confidente "Jules" pour ne pas insinuer trop clairement que la reine était homosexuelle.


Mais, avec la Révolution, la reine dut s’exiler. Elle quitta son amie avec tristesse. Madame de Polignac mourut cinquante jours seulement après la reine.

Source : Site grands-meres.net

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17 novembre 2017

C comme... Chaise percée

Chaise percée

Une chaise percée est un siège dans lequel une ouverture a été pratiquée, généralement circulaire, afin de l'utiliser comme lieu d'aisance. Il s'agit en quelque sorte de l'association d'une chaise et d'un pot de chambre. 

Dans l'Antiquité, on aurait utilisé la chaise percée dans le déroulement de l'accouchement, en particulier lors de la délivrance, pour faciliter l'expulsion du placenta sous l'effet de la pesanteur. C'est un meuble lié à la période moderne. De nombreuses descriptions parlent de l'usage des chaises percées à la Cour de Louis XIV. D'après l'historien Hans Peter Duerr, le fait d'utiliser une chaise percée en public est une marque de puissance  : "Il s'agissait, en fait, d'une forme moderne d'affirmation de sa puissance, destinée à montrer à son hôte le peu de cas que l'on faisait de lui". À la période médiévale, que ce soit en Occident ou au Moyen-Orient, la défécation publique est extrêmement mal vue. On doit se rendre dans un endroit retiré et caché, et ne surtout pas être vu. L'usage de la chaise percée en public n'est donc pas un héritage de l'époque médiévale. De nombreux témoignages de la fin du Moyen Âge ou de la Renaissance montrent qu'hommes et femmes cherchent la discrétion. Même au XVIIe siècle, période où l'utilisation publique de la chaise percée est davantage attestée, tout le monde n'adopte pas cette attitude publique.

Chaise_percée_de_Madame_de_Pompadour

Chaise percée de Madame de Pompadour conservée au Cabinet des Dépêches

La chaise percée est considérée comme un outil nécessaire, mais peu élégant. Au XVIIe siècle, on la désigne donc sous de nombreux euphémismes : "French courtesy" en Angleterre, "Còmoda" en Italie, ou "chaise d'affaires", "commodité", "secret", "selle" (aller à la selle) ou "chaise nécessaire" en France. La garde-robe étant l'endroit où l'on plaçait généralement la chaise percée, "aller à la garde-robe" a fini par signifier "aller à la chaise percée", d'où les expressions "chaise garde-robe", encore couramment employée de nos jours dans les catalogues de matériel médical, voire "fauteuil garde-robe", qui paraît plus confortable. Le mot un "montauban" (un "monte-au-banc" étant devenu désuet) est encore utilisé pour désigner une chaise percée. Une explication à l'utilisation de ce terme pourrait résider dans la phrase "monte au banc" que les mères disaient autrefois à leur progéniture afin qu'ils aillent faire leurs besoins.

Source : D'après Wikipédia - l'encyclopédie libre.

 

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11 novembre 2017

D comme... Dynamite

 

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La dynamite a été inventée par Alfred Nobel (21 octobre 1833-10 décembre 1896), chimiste et ingénieur suédois. Son père était ingénieur militaire. A la fin de ses études, le jeune Nobel se fait une réputation d'inventeur en travaillant avec ce dernier sur les explosifs. Il ouvre un atelier de fabrication de nitroglycérine près de Stockholm, mais son instabilité entraîne plusieurs accidents et la nitroglycérine est désormais interdite en Europe. En 1864, une explosion détruit l’usine et tue le plus jeune frère d'Alfred ainsi que plusieurs ouvriers. Dans les années 1866-1867, il continue seul ses travaux et essaie de remédier à l'instabilité du produit. Il a l’idée d'ajouter des substances absorbantes pour le fixer : il utilise successivement du charbon en poudre, puis de la craie, du sable et encore du Kieselguhr (poudre fossile de diatomées qui sont des micro-algues marines qui sécrètent un squelette siliceux).

dynamite

Grâce au Kieselguhr, capable de retenir jusqu'à 75% du liquide dangereux, Alfred Nobel fabrique un explosif solide, beaucoup plus sûr. Cet explosif moulé sous forme de bâtonnets enveloppés de papier est baptisé "dynamite" (du grec dynamis ou dunamis qui signifie pouvoir, puissance, auquel a été ajouté le suffixe suédois - it) et breveté le 25 novembre 1867. Alfred Nobel a ensuite mis au point d’autres explosifs en mélangeant la nitroglycérine à d'autres composants neutres ou actifs (soufre, cellulose ou nitrate de sodium). Dès 1871, des usines à dynamite voient le jour dans chaque pays d'Europe et aux Etats-Unis. En 1875, il fait breveter les dynamites dites "gélatines" à base de nitroglycérine et de nitrocellulose. En 1887, il invente la "balistite", une poudre de nitroglycérine pouvant être utilisée comme poudre à canon. Grâce à ces inventions, Alfred Nobel devient le détenteur de 355 brevets, exploités dans les 80 usines implantées dans une vingtaine de pays. L’invention de la dynamite lui a rapporté une fortune considérable. Propriétaire de l'entreprise d'armement Bofors, il a légué son immense fortune à la Fondation Nobel en vue de la création du Prix Nobel destiné à récompenser les personnes ayant rendu un grand service à l’humanité. A noter que lors de son invention, la dynamite était un explosif beaucoup moins dangereux à manipuler que la nitroglycérine ou la poudre noire. Elle est en effet moins sensible aux chocs et nécessite un détonateur pour être utilisée. Cet explosif a été très utilisé à la fin du XIXème siècle dans les domaines de la construction de tunnels, l'exploitation minière et la démolition. La dynamite dite "gélatine", elle, était notamment employée dans les mines et les carrières pour faire sauter des roches très dures. De nos jours, on lui préfère toutefois de nouveaux explosifs plus évolués car avec le temps ou à certaines températures, les bâtons de dynamite laissent suinter de la nitroglycérine liquide, ce qui pose un problème de sécurité sur les chantiers. Voilà pourquoi elle n’est plus commercialisée depuis des décennies.

Source : D'après le site Gralon.

 

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05 novembre 2017

E comme... Elixir de longue vie

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L'élixir de longue vie (Elixir Vitae) est une potion ou une boisson légendaire qui aurait la vertu de prolonger indéfiniment la vie ou de conserver indéfiniment sa jeunesse. La recherche d'un tel élixir est un des buts de l'alchimie.

En Chine

Plusieurs souverains de l'antiquité chinoise ont tenté d'obtenir une "panacée" de jeunesse, qui peut se présenter sous forme d’élixir ou de pilule. Pendant la dynastie Qin, Qin Shi Huang envoya l'alchimiste Xu Fu avec cinq cents jeunes hommes et autant de jeunes filles vers les mers orientales à la recherche de l'élixir, mais l'envoyé ne revint jamais. Les Chinois de cette époque croyaient qu'ingérer des matériaux précieux connus pour ne pas s'abîmer, comme le jade, le cinabre ou l'hématite pouvaient conférer la longévité. L'or était considéré comme particulièrement puissant. Dès la fin du IIIe siècle avant notre ère, l'idée d'"or potable" apparaît en Chine, mais il est peu utilisé.

Un livre d'alchimie chinoise célèbre, le Tan Ching Yao Ch’eh attribué à Sun Simiao, décrit en détail la fabrication d'élixirs et pilules d'immortalité (le mercure, le soufre et les sels de mercure et d'arsenic jouent un rôle particulièrement important) ainsi que ceux qui servent au traitement de certaines maladies et à la fabrication de pierres précieuses. Plusieurs des substances qui entraient dans la composition de tels élixirs sont en réalité très toxiques. L'empereur Jiajing de la dynastie Ming mourut de l'ingestion d'une dose mortelle de mercure contenue dans un élixir préparé par ses alchimistes. L'historien britannique Joseph Needham a compilé une liste des empereurs chinois morts d'empoisonnement après l'ingestion d'élixirs. Mais l’alchimie interne, dans laquelle le corps humain remplace le creuset et ses composantes (souffle, essence, esprit etc.) les matières premières, avait remplacé en grande partie l’alchimie traditionnelle dès le Xe siècle.

En Inde

Les Véda (ensemble de textes) contiennent des conseils similaires à ceux que l'on peut trouver dans l'ancienne Chine, en particulier la relation entre l'or et une longue vie. Le mercure, qui tient un rôle dans l'alchimie de plusieurs traditions, est mentionné pour la première fois entre le traité Arthashâstra, écrit entre les IVe et IIIe siècles avant J.C., à peu près au même moment où il était mentionné en Chine et à l'Ouest. L'idée de la transmutation des métaux apparaît dans des textes bouddhiques entre les IIe et Ve siècles, à peu près en même temps qu'à l'Ouest. Il est également possible que l'alchimie et la médecine orientées vers l'acquisition de l'immortalité soient arrivées en Inde par la Chine, ou l'inverse. Quoi qu'il en soit, la fabrication des métaux précieux semble avoir été une considération mineure, l'accent étant mis sur la médecine, dans les deux cultures. Mais l'élixir d'immortalité était d'importance relativement mineure en Inde. Les élixirs indiens étaient plus souvent des remèdes pour certaines maladies ou, au mieux, pour favoriser une longue vie.

En Europe :

Plus récemment, on a prétendu que l'alchimiste Nicolas Flamel avait découvert l'élixir de jeunesse et l'avait utilisé sur lui-même et son épouse Pernelle. En 1605, François-Annibal d'Estrées remet aux moines de la Chartreuse de Vauvert, à Paris, un manuscrit révélant la formule d'un élixir de longue vie dont nul ne connait l'origine : c'est l'origine de la liqueur appelée chartreuse. Le comte de Saint-Germain, aventurier français du XVIIIe siècle, sur lequel couraient de nombreuses rumeurs, avait selon la légende découvert l'élixir de jeunesse et se disait âgé de plusieurs milliers d'années. Dans les années 1930, le médecin ukrainien Alexandre Bogomoletz (1881-1946) invente son "sérum antiréticulaire cytotoxique", encore appelé "sérum de Bogomoletz", censé favoriser la longévité humaine.

Source : D'après Wikipédia - l'encyclopiédie libre.

 

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25 novembre 2014

P comme... Prix Nobel

 

Alfred Nobel

Dans son testament, Alfred Nobel demande que soit créée une institution qui récompensera chaque année cinq personnes ayant rendu de grands services à l'Humanité dans les domaines de la physique, de la médecine, de la chimie, de la littérature et de la diplomatie (promotion de la paix dans le monde).
Il lègue l'ensemble de sa fortune (soit 32 millions de couronnes) à la Fondation Nobel et la charge d'en distribuer chaque année les revenus sous la forme de prix. Son testament précise également que "la nationalité des savants primés ne doit pas jouer de rôle dans l'attribution du prix".
Quatre années de tergiversations et l'intervention personnelle du roi de Suède et de Norvège ont été nécessaires pour que la Fondation Nobel voit le jour.
Elle a finalement été créée en juin 1900 et les premiers prix ont été décernés en 1901.
Aujourd’hui encore, le Prix Nobel et son organisation sont financés par les revenus provenant du legs d'Alfred Nobel. Le Prix Nobel est décerné dans 5 disciplines jugées directement utiles à l'humanité.
Il n’existe pas de Prix Nobel de mathématiques car Alfred Nobel avait horreur des mathématiques et n'en comprenait pas l'utilité ! Dans cette discipline, la plus prestigieuse récompense est la Médaille Fields, créée en 1936.
Par ailleurs, un prix en sciences économiques a été créé en 1969 par la Banque royale de Suède (Sveriges Riksbank), en l'honneur d'Alfred Nobel.  Bien que cette récompense soit appelée par abus de langage "prix Nobel d'économie", elle a été créée et financée par d'autres fonds.
Les prix sont actuellement décernés pendant le mois d'octobre et la cérémonie de remise des prix a lieu le 10 décembre, jour anniversaire de la mort d'Alfred Nobel (décédé le 10 décembre 1896).
Le Prix Nobel ne peut pas être remis de manière posthume.
Les lauréats reçoivent chacun 10 millions de couronnes suédoises (soit plus d'un million d'euros), dont ils disposent librement et qui leur permettent surtout de poursuivre leurs recherches sans subir de pressions financières.

Source : Site Gralon

 

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07 décembre 2013

M comme... Moulin à café

 

Moulins-café

Source : Article paru dans le magazine Femme Actuelle.

C'est un peu la solution de facilité de vous présenter un article scanné, mais pourquoi pas ? Comme il date un peu, les prix indiqués sont en francs, mais vous l'avez remarqué.

  

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03 décembre 2013

R comme... Responsabilité

Responsabilité

A méditer !

 

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02 juillet 2013

G comme... Gants

 

Gants-Cuir-Templiers

Le gant - du francisque want, moufle, mitaine, puise ses origines dans l'Antiquité. Dans l'Odysée, Homère fait mention de Laërte, roi d'Ithaque et père d'Ulysse, qui pour se protéger des griffures des plantes sauvages, en est déjà pourvu. Et, au IVème siècle avant J.C., le philosophe et maître de guerre Xénophon se moque de l'accoutrement des Perses à qui il a livré bataille : "Il ne leur suffit pas de se couvrir la tête, le corps et les jambes, il faut encore qu'ils aient des vêtements de longs poils qui leur couvrent jusqu'aux extrémités des mains et des enveloppes à doigts !" Le gant essentiellement voué au travail, au combat et à la parade, est longtemps le seul apanage des hommes. Au Moyen-Age, les villes vassales ont pour coutume d’offrir un gant au Roi comme acte de soumission. Lors des cérémonies du couronnement royal, l’archevêque bénit et présente une paire de gants au souverain en signe de possession et de loyauté de ses sujets. Au XIIIème siècle, les femmes enfin, se l'approprient. Au point de devenir la pièce incontournable de leur parure. La Renaissance est son âge d'or sous l'influence d'Elisabeth d'Angleterre. Elle met au goût du jour des gants finement ouvragés et piqués de pierres précieuses. Les cours étrangères prennent modèle sur elle au point que ces pièces atteignent très vite des prix vertigineux. C'est ainsi que Catherine de Médicis se met à en offrir aux dames de son entourage. Le comble de la finesse consiste alors à le rouler dans une coque de noix qu'il est de bon ton de suspendre à la taille. Ce fruit étant pour eux symbole de faveur royale, les Anglais vont en perpétuer l'usage jusqu'au XIXème siècle. Joséphine de Beauharnais lance la mode du gant long, attaché par un ruban à sa manche ballon. Puis, c'est la modernité qui dès 1930 impose le gant sexy. Trop soucieuses de leur liberté, les femmes dès lors, rélèvent le gant de la séduction et au même titre que d'autres appâts, cet élément fait partie intégrante de la panoplie de la séductrice.

Source : D'après Historia : De quand ça date ? Décembre 2011 - Janvier 2012.

Paire-de-gants-Empire

Complément

En France, les corporations de gantiers, qui datent de 1342, se sont installées surtout dans les régions où se pratiquait l'élevage intensif de chevreaux et d'agneaux, et où l'eau des rivières était pure et propice au tannage, dans le Massif central à Saint-Junien, dans le Dauphiné à Grenoble, le sud de la Champagne, à Niort (chamoiserie), etc...

Aujourd'hui les gants sont fabriqués dans le monde entier. La plupart des prototypes et des petites séries de gants de luxe pour femmes continuent à être fabriqués en France et les productions sont le plus souvent assurées dans les usines d'Europe de l'Est et d'Asie, mais aussi au Canada. Gloversville (de l'anglais glove qui signifie gant) est un centre de fabrication de gants aux États-Unis. Elle a lieu également de plus en plus en Asie de l'Est.

Source : Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Galeries-Lafayette-Ganterie

Expressions

Jeter le gant : Par allusion à la coutume des anciens chevaliers qui jetaient leur gant ou gantelet, par manière de défi, à ceux contre qui ils voulaient combattre. Des expressions telles que "ramasser le gant" ou bien "relever le gant" signifient d’autre part que l’on accepte le défi

Sans prendre de gant : Agir "sans prendre de gants" est une expression datant de la fin du XVIIIème siècle. Le gant symbolise la précaution et la délicatesse. Ne pas prendre de gants signifie donc que l'on agit sans ménagement, que l'on ne cherche pas à éviter de blesser une personne par des paroles sévères.

Une main de fer dans un gant de velours : Une autorité ferme sous une apparence douce. Ferme, mais diplomate. A l'origine, seule l'expression "une main de fer" était utilisée pour désigner quelqu'un ayant de l'autorité pouvant même être exercée avec rudesse voire violence. Le gant de velours indique que l'autorité, quoique ferme, s'exerce cette fois-ci avec douceur ou diplomatie, avec absence de contrainte.
Cette expression est attribuée à Bernadotte qui, lors d'une entrevue avec le comte d'Artois, prince royal de Suède, aurait dit : "Il faut pour gouverner les Français une main de fer recouverte d’un gant de velours". 

Aller comme un gant : Est dit d'un vêtement qui s’adapte parfaitement aux formes et au modèle qui le porte.

Prendre des gants : Nécessité de prendre des précautions pour faire en sorte de ne pas blesser une personne susceptible avec qui l’on a affaire.

Souple comme un gant : Se dit de quelqu’un d’une humeur facile et accomodante. Avec un revers à cette réputation ; celle de quelqu’un qui peut être d’une complaisance servile.

 Avoir ou ne pas avoir de gants : Pour une jeune demoiselle avoir perdu ses gants signifiait qu’elle avait eu quelque commerce de galanterie.  Ou alors, en témoignage d’amour, le prétendant donnait ses gants à une demoiselle, dans l’espoir qu’elle accepte de l’épouser. A l’occasion d’un épisode de la domination anglaise à Paris, un don de gants fut fait au Parlement. Le don de bonnets et de gants fut institué dans la capitale sous le nom de fondation Morvilliers, du nom de Philippe de Morvilliers.

Source : Site Patrimoine de France.fr

Gants-de-prestige

 

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