La Gazette de Nadine

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25 novembre 2014

P comme... Prix Nobel

 

Alfred Nobel

Dans son testament, Alfred Nobel demande que soit créée une institution qui récompensera chaque année cinq personnes ayant rendu de grands services à l'Humanité dans les domaines de la physique, de la médecine, de la chimie, de la littérature et de la diplomatie (promotion de la paix dans le monde).
Il lègue l'ensemble de sa fortune (soit 32 millions de couronnes) à la Fondation Nobel et la charge d'en distribuer chaque année les revenus sous la forme de prix. Son testament précise également que "la nationalité des savants primés ne doit pas jouer de rôle dans l'attribution du prix".
Quatre années de tergiversations et l'intervention personnelle du roi de Suède et de Norvège ont été nécessaires pour que la Fondation Nobel voit le jour.
Elle a finalement été créée en juin 1900 et les premiers prix ont été décernés en 1901.
Aujourd’hui encore, le Prix Nobel et son organisation sont financés par les revenus provenant du legs d'Alfred Nobel. Le Prix Nobel est décerné dans 5 disciplines jugées directement utiles à l'humanité.
Il n’existe pas de Prix Nobel de mathématiques car Alfred Nobel avait horreur des mathématiques et n'en comprenait pas l'utilité ! Dans cette discipline, la plus prestigieuse récompense est la Médaille Fields, créée en 1936.
Par ailleurs, un prix en sciences économiques a été créé en 1969 par la Banque royale de Suède (Sveriges Riksbank), en l'honneur d'Alfred Nobel.  Bien que cette récompense soit appelée par abus de langage "prix Nobel d'économie", elle a été créée et financée par d'autres fonds.
Les prix sont actuellement décernés pendant le mois d'octobre et la cérémonie de remise des prix a lieu le 10 décembre, jour anniversaire de la mort d'Alfred Nobel (décédé le 10 décembre 1896).
Le Prix Nobel ne peut pas être remis de manière posthume.
Les lauréats reçoivent chacun 10 millions de couronnes suédoises (soit plus d'un million d'euros), dont ils disposent librement et qui leur permettent surtout de poursuivre leurs recherches sans subir de pressions financières.

Source : Site Gralon

 

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07 décembre 2013

M comme... Moulin à café

 

Moulins-café

Source : Article paru dans le magazine Femme Actuelle.

C'est un peu la solution de facilité de vous présenter un article scanné, mais pourquoi pas ? Comme il date un peu, les prix indiqués sont en francs, mais vous l'avez remarqué.

  

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03 décembre 2013

R comme... Responsabilité

Responsabilité

A méditer !

 

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02 juillet 2013

G comme... Gants

 

Gants-Cuir-Templiers

Le gant - du francisque want, moufle, mitaine, puise ses origines dans l'Antiquité. Dans l'Odysée, Homère fait mention de Laërte, roi d'Ithaque et père d'Ulysse, qui pour se protéger des griffures des plantes sauvages, en est déjà pourvu. Et, au IVème siècle avant J.C., le philosophe et maître de guerre Xénophon se moque de l'accoutrement des Perses à qui il a livré bataille : "Il ne leur suffit pas de se couvrir la tête, le corps et les jambes, il faut encore qu'ils aient des vêtements de longs poils qui leur couvrent jusqu'aux extrémités des mains et des enveloppes à doigts !" Le gant essentiellement voué au travail, au combat et à la parade, est longtemps le seul apanage des hommes. Au Moyen-Age, les villes vassales ont pour coutume d’offrir un gant au Roi comme acte de soumission. Lors des cérémonies du couronnement royal, l’archevêque bénit et présente une paire de gants au souverain en signe de possession et de loyauté de ses sujets. Au XIIIème siècle, les femmes enfin, se l'approprient. Au point de devenir la pièce incontournable de leur parure. La Renaissance est son âge d'or sous l'influence d'Elisabeth d'Angleterre. Elle met au goût du jour des gants finement ouvragés et piqués de pierres précieuses. Les cours étrangères prennent modèle sur elle au point que ces pièces atteignent très vite des prix vertigineux. C'est ainsi que Catherine de Médicis se met à en offrir aux dames de son entourage. Le comble de la finesse consiste alors à le rouler dans une coque de noix qu'il est de bon ton de suspendre à la taille. Ce fruit étant pour eux symbole de faveur royale, les Anglais vont en perpétuer l'usage jusqu'au XIXème siècle. Joséphine de Beauharnais lance la mode du gant long, attaché par un ruban à sa manche ballon. Puis, c'est la modernité qui dès 1930 impose le gant sexy. Trop soucieuses de leur liberté, les femmes dès lors, rélèvent le gant de la séduction et au même titre que d'autres appâts, cet élément fait partie intégrante de la panoplie de la séductrice.

Source : D'après Historia : De quand ça date ? Décembre 2011 - Janvier 2012.

Paire-de-gants-Empire

Complément

En France, les corporations de gantiers, qui datent de 1342, se sont installées surtout dans les régions où se pratiquait l'élevage intensif de chevreaux et d'agneaux, et où l'eau des rivières était pure et propice au tannage, dans le Massif central à Saint-Junien, dans le Dauphiné à Grenoble, le sud de la Champagne, à Niort (chamoiserie), etc...

Aujourd'hui les gants sont fabriqués dans le monde entier. La plupart des prototypes et des petites séries de gants de luxe pour femmes continuent à être fabriqués en France et les productions sont le plus souvent assurées dans les usines d'Europe de l'Est et d'Asie, mais aussi au Canada. Gloversville (de l'anglais glove qui signifie gant) est un centre de fabrication de gants aux États-Unis. Elle a lieu également de plus en plus en Asie de l'Est.

Source : Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Galeries-Lafayette-Ganterie

Expressions

Jeter le gant : Par allusion à la coutume des anciens chevaliers qui jetaient leur gant ou gantelet, par manière de défi, à ceux contre qui ils voulaient combattre. Des expressions telles que "ramasser le gant" ou bien "relever le gant" signifient d’autre part que l’on accepte le défi

Sans prendre de gant : Agir "sans prendre de gants" est une expression datant de la fin du XVIIIème siècle. Le gant symbolise la précaution et la délicatesse. Ne pas prendre de gants signifie donc que l'on agit sans ménagement, que l'on ne cherche pas à éviter de blesser une personne par des paroles sévères.

Une main de fer dans un gant de velours : Une autorité ferme sous une apparence douce. Ferme, mais diplomate. A l'origine, seule l'expression "une main de fer" était utilisée pour désigner quelqu'un ayant de l'autorité pouvant même être exercée avec rudesse voire violence. Le gant de velours indique que l'autorité, quoique ferme, s'exerce cette fois-ci avec douceur ou diplomatie, avec absence de contrainte.
Cette expression est attribuée à Bernadotte qui, lors d'une entrevue avec le comte d'Artois, prince royal de Suède, aurait dit : "Il faut pour gouverner les Français une main de fer recouverte d’un gant de velours". 

Aller comme un gant : Est dit d'un vêtement qui s’adapte parfaitement aux formes et au modèle qui le porte.

Prendre des gants : Nécessité de prendre des précautions pour faire en sorte de ne pas blesser une personne susceptible avec qui l’on a affaire.

Souple comme un gant : Se dit de quelqu’un d’une humeur facile et accomodante. Avec un revers à cette réputation ; celle de quelqu’un qui peut être d’une complaisance servile.

 Avoir ou ne pas avoir de gants : Pour une jeune demoiselle avoir perdu ses gants signifiait qu’elle avait eu quelque commerce de galanterie.  Ou alors, en témoignage d’amour, le prétendant donnait ses gants à une demoiselle, dans l’espoir qu’elle accepte de l’épouser. A l’occasion d’un épisode de la domination anglaise à Paris, un don de gants fut fait au Parlement. Le don de bonnets et de gants fut institué dans la capitale sous le nom de fondation Morvilliers, du nom de Philippe de Morvilliers.

Source : Site Patrimoine de France.fr

Gants-de-prestige

 

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16 juin 2013

F comme... Femme à barbe

 

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Clémentine Clatteaux naquit dans la campagne vosgienne, au bord de l'étange de Bouzey, à côté des ruines de l'abbaye de Chaumouzey, le 5 mars 1865. Vingt ans plus tard, elle épousait un boulanger de Thaon-les-Vosges, et après quelques années, joignait à la boulangerie, un fond de café. Son mari étant de santé précaire, il dut laisser son commerce, mais le café prit une magnifique extension. Dès l'âge de 18 ans, Clémentine avait vu sa lèvre supérieure s'orner d'un duvet prometteur. Bien vite, elle dut se faire raser le menton, mais par fantaisie, elle garda la moustache. Un jour de Pentecôte, elle se rendit avec des amies à la foire de Nancy. Sur le cours Léopold, il y avait nombre de barraques foraines et bien sûr, celle de la traditionnelle, femme à barbe. Les jeunes femmes entrèrent et pour la modique somme de 15 centimes, purent regarder le phénomène. Laissons parler Clémentine : "Un phénomène mal lèché, ni homme ni femme qui n'a même pas l'excuse d'être Auvergnat ! (sic). J'ai pour cette femme qui se montre, une pitié qui doit se trahir sur ma physionomie, car m'ayant fixée, elle se penche vers moi et me dit : "Madame, vous avez plus de barbe que moi !". Symphatique ou jalouse, la foraine donne à Clémentine une recette infaillible pour se débarrasser des poils superflus. Cette dernière retourne à Thaon bien décidée à essayer l'onguent pour éviter "l'ennuyeux recours du rasoir". Elle n'était pas le seule à être allée à la foire et dans son café les plaisanteries vont bon train. Un nommé Oscar parie qu'elle ne laissera pas pousser sa barbe. Un pari de 25 louis, 500 francs, une somme pour l'époque ! Elle accepte le défi. On essaie de la dissuader, elle tient bon. Cependant, elle ne paraît pas au café pendant la période délicate de la première pousse. Mais, dit-elle, "bientôt, le poil d'un impeccable châtain, comme ses cheveux, s'adoucissait, prenait du velouté, s'ondulait mollement. Mon mari prenait plaisir à me caresser, et moi-même je ne voyais pas ce nouvel ornement de mon visage sans une coquetterie amusée et satisfaite".

Clémentine Delait

Elle saute le pas et se montre au café qui bientôt ne désemplit pas. Ce fut des Vosges puis de toute la Lorraine qu'on vint la voir. Un ami fit des cartes postales. En deux mois, la France connaissait Clémentine. Quant aux 500 francs du pari, ils ne lui furent jamais remis, ce qui gâcha la vie d'Oscar et ternit sa mémoire. Rapidement, Madame Delait fut si connue, que le grand Barnum, lui-même, jeta les yeux sur elle et voulut la produire en Amérique. Mais c'était une femme de coeur. Elle refusa cet engagement mirobolant (3 millions de l'époque) pour ne pas abandonner son mari malade. Elle le gâtait, lui offrit un attelage avec un joli poney pour sa promenade, un grand jardin pour s'aérer et tout cela grâce à la vente des cartes postales ! En 1903, on lui propose d'entrer dans la cage aux lions de la ménagerie Camillius. Sa famille proteste, mais par bravade, elle accepte. Un train spécial amène la population au chef-lieu. On lui fait une ovation. "J'étais belle et j'entendais les murmures d'admiration des hommes".

Clémentine Delait dans la cage aux lions

Dans la cage, elle fait une partie d'écarté et la gagne, une lionne passe au-dessus de sa tête, un photographe prend un cliché tandis qu'elle lève sa coupe de champagne. Elle renouvelle l'exploit à Saint-Dié et à Charmes. Là, elle vend des cartes postales à travers les barreaux de la cage. Mais avoue-t-elle, "les lions n'étaient plus là". On la choisit pour être marraine d'une portée de jeunes lionceaux. Tout cela faisait les gros titres des journaux. Elle avait le sens de la publicité. Notre héroïne avait tout pour être heureuse, mais elle caressait un désir : s'habiller en homme. Ce qui semble aujourd'hui si naturel dépendait alors... du ministre de l'Intérieur. Combes accéda à sa demande et dit paraît-t-il à ses collègues : "De cette citoyenne qui n'a pas droit au vote, faisons une femme qui porte culotte et que sa barbe serve d'exemple à toutes ces bigotes rétrogrades qui se battent autour des bénitiers". Discours bien dans la note du temps. Bien des quiproquos devaient naître de cette façon de s'habiller, audacieuse pour l'époque. Porter le pantalon n'était pour elle qu'un simple caprice et Clémentine tenait fort à clamer sa féminité. Si elle se vante d'être une épouse modèle, elle ne dédaigne pas pour autant les succès auprès du sexe fort. Elle a des admirateurs, car dit-elle, "la nature ne m'a pas marchandé aucun des avantages de la femme". Elle est coquette, ses cartes le prouvent, qui la représentent en fort jolies toilettes. Un jour de Carnaval, déguisée en marquis d'opérette, le visage et la barbe dissimulés sous un loup de velours noir, elle a bien des admirateurs dont l'Oscar, le parieur malchanceux qui est tout déconfit quand il soulève le masque de la belle. Un autre jour, elle enferme un gendarme trop galant dans sa cave et fait mettre sur la trappe quelques caisses de bière. Le pauvre homme jura que l'on ne l'y reprendrait plus. Il ne fallait pas lui déplaire. En femme de poids (100 kg à 40 ans), elle vous mettait à la porte un consommateur aviné en quelques minutes. On ne s'y frottait pas deux fois. Le temps passait, la France entière aimait Clémentine. Le célèbre docteur Bertillon (empreintes digitales) publiait de savants rapports à son sujet, des hommes se faisaient tatouer son visage sur la poitrine, bref, la gloire ! En 1922, pour la santé de son mari, elle s'intalle à Plombières-les-Bains. L'accueil est triomphal. Pour elle, on ouvre l'Enfer, arrivée des sources d'eau chaude. Cela ne se faisait que pour les personnalités. Elle habite près du presbytère : 11, rue Grillot, là elle vend des dentelles, de la lingerie et bien sûr, ses fameuses cartes postales. Elle en édita ainsi plus de soixante-dix dans tous les costumes et toutes les situations possibles, chacune marquée de fameux "exigez la cachet de Madame Delait". Les anciens habitants de la station se souviennent de l'avoir vue broder au métier, à l'ombre de l'église, en face de chez elle. N'ayant pas d'enfant, elle avait adopté une petite fille, Fernande, qu'elle aimait tendrement. Clémentine se plaisait dans les villes d'eau. Elle fut l'hôte de Vittel où on la présenta au roi d'Espagne et au souverain d'Egypte. A Contrexéville, le shah la combla d'attentions, l'invita à sa table. Après 1928, date du décès de son époux, elle revient à Thaon où elle prend un bar "Le café de la femme à Barbe". En 1932, pour l'agrément de Fernande, elle accepte de s'exhiber à l'étranger. Son premier voyage est pour Londres, où elle se produit à l'Olympia, au milieu d'autres phénomènes. Elle y cherche un logement modeste, pour éviter les frais d'hôtel, car elle ne jette pas l'argent par les fenêtres. La même année, elle reçoit un accueil enthousiaste à Paris, elle y devient l'amie d'une femme tronc qu'elle défend un jour "contre les impertinences d'un visiteur". En 1933, elle est à Vichy où, pendant la saison hippique Léon Voltera créait "le Grand Prix de la Femme à barbe". On lui donnait alors, dit-elle, 44 ans alors qu'elle en avait 68. Sa barbe de 35 cm était, comme elle, toujours jeune. Elle s'embarque pour Belfast où elle retrouve la courtoisie et la correction qu'elle avait appréciées à Londres. Elle finit sa vie au foyer de Fernande. Un trémoin disait l'avoir rencontrée avec une belle barbe blanche qui effrayait un peu les enfants. Elle mourut à Epinal, d'une attaque en pleine rue, le 19 avril 1939. En 1969, pour la 30e anniversaire de sa ort, Thaon créa le musée dela femme à barbe.

Source : D'après un article paru dans la revue Cartes Postales et Collections n°115 - 1987.

Clémentine Delait au jardin

Clémentine Delait au salon

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07 juin 2013

E comme... Esperluette

 

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 L’esperluette ou esperluète, appelée aussi perluette, perluète ou de nos jours "et commercial", désigne le logogramme &. Elle résulte de la ligature des lettres e et t , soit "et" et possède la même signification. Son inventeur serait Tullius Tiron, le secrétaire de Cicéron, mais on ne retrouve ce signe typographique dans aucun de ses manuscrits. On cite aussi Alde Manuce, un imprimeur-libraire installé à Venise qui a révolutionné l’imprimerie, outre par cette création, par le format qu’il a donné à ses livres, en particulier l’in-octavo, plus petit, moins cher et plus maniable que les in-quarto ou in-folio. A l’origine, cette graphie ligaturée était utilisée par les copistes médiévaux, qui se servaient de nombreuses autres abréviations.

Il semble que l’esperluette ait été considérée comme la 27ème lettre de l’alphabet jusqu’au XIXème siècle. Selon le "Trésor de la langue française", le &, dernière lettre de l’alphabet, était appelé ète, et à l'école, les enfants apprenaient à réciter l’alphabet en ajoutant après la lettre Z, les mots latins "et, per se, et"  ("et, en soi, et'") prononcés "ète-per se-ète", qui se serait transformé en "et, per lui, et". L’appellation du caractère & aurait découlé de cette habitude sous la forme de : perluète ou esperluette.

Source : D'après Wikipédia l'encyclopédie libre.

 

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01 juin 2013

D comme... Dé à jouer

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Jeu de dés égyptien

Le dé doit son nom au latin datura (donné par le sort). Il tire probablement son origine des os des chevilles d’animaux tels le bœuf. Il n’est pas possible de déterminer précisément l’apparition des dés et leur distinction des osselets. Il est certain en revanche qu’ils datent des temps préhistoriques. Leur présence dans des tombes anciennes de la vallée de l’Indus semble déterminer une origine asiatique.

Les jeux de dés sont pratiqués par les Grecs et les Romains. Les dés ap­paraissent en France dès le XIIème siècle et connaissent vite un grand succès. Il deviennent le passe-temps des chevaliers ; des écoles et des guildes (associations) de dés sont attestées à cette époque. La corporation des déciers ou fabricants de dés devient fort importante et le demeure même après l'apparition des premiers cartiers (fabricants de cartes à jouer) à la fin du XIVème siècle. De nombreuses ordonnances royales, dont une de Louis IX (Saint-Louis) interdisent ou réglementent les jeux de dés. Mais tout cela reste sans grand effet.

La passion du jeu se retrouve aussi dans le petit peuple. Ainsi, une ordonnance du Magistrat de Lille de 1382 défend aux guetteurs de jouer aux dés et au tric-trac. En 1398, la Prévôté de Pa­ris interdit aux "gens de métier", sous peine de prison, de jouer les jours ouvrables. Plus tard, Henri IV, reprenant une idée de son pré­décesseur, décide d'imposer les jeux de cartes et les jeux de dés. On continue cependant à jouer. Les déciers sont devenus moins nombreux et les cartiers vont tout mettre en oeuvre pour lutter contre cette façon de redresser les finances.

C'est au XXème siècle qu'Albert Einstein proclame : "Dieu ne joue pas aux dés", de même le poète Stéphane Mallarmé écrit : "Un coup de dé jamais n'abolira le hasard". On distingue à peu près 150 jeux de dés différents !

Sources : D'après le site Casino 777 et Wikipédia, l'encyclopédie libre. 

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27 mai 2013

C comme... Couteau

Couteaux-anciens

Avec les flèches, le couteau est le premier outil inventé par l'homme, il y a plus d'un million d'annnées. Les techniques s'affinant, les pierres taillées de silex, quartz ou obsidienne des hommes de Cro-Magnon possèdent un tranchant qui peut, 28 000 ans plus tard, rivaliser avec nos outils actuels. Les lames en fer apparaissent 1 000 ans avant notre ère et sont pourvues de manches en os, en bois, en corne, ou en invoire. Les Romains et les Celtes sont les premiers à produire des couteau en acier. Mais jusqu'au XVIIIème siècle, ils n'ont pas leur place sur les tables. Au Moyen Age, chaque convive apporte son propre couteau. Comme l'assiette n'a pas encore fait son apparition, on sert les viandes déjà coupées sur une épaisse tranche de pain posée sur un tranchoir en bois, en argent ou en or. C'est autour de la découpe des viandes que se développe l'art de la coutellerie. Cet art est réservé aux seigneurs puis à des professionnels : les écuyers tranchants. Leur attirail comprend des couteaux à large lame pour présenter les morceaux de viande, un "parepain" pour égaliser les tranches de pain et des petits "coustels" pour désosser et dénerver. Dès le XIVème siècle, les couteaux sont à manches d'ébène pour le Carême, d'ivoire pour Pâques, d'ivoire et d'ébène en damier pour la Pentecôte. Ils peuvent être émaillés, ornés des armes de leur propriétaire ou d'enluminures, damasquinés, gainés de cuir gaufré. A la fin du XVème siècle, apparaît le couteau pliant que l'on range dans sa poche. Il est appelé "kenivet", il deviendra par la suite notre canif (première mention sous le nom de "quenif" en 1441, de l'ancien anglais "cnif"). Les premiers couteaux à huîtres datent également du Moyen Age. Leur lame se replie dans le manche en actionnant un petit ressort. Il va de soi que le petit peuple se contente de lames et de manches rudimentaires. A la Renaissance, le couteau ressemble de moins en moins à une dague. Les lames peuvent être en or ou en argent. Les manches deviennent de vraies oeuvres d'art, en nacre, en bois incrustré de pierres précieuses, en ivoire sculpté de scènes mythologiques ou d'animaux extraordinaires. Le tranchage des viandes est un véritable spectacle. Chaque pays a ses propres règles. En Italie, l'officiant doit se tenir absolument droit, les pieds bien à plat et légèrement écartés, les bras vers le haut, la tête immobile, le regard grave. Il découpe à une vitesse hallucinante les tranches de viande qu'il fait voler jusqu'au centre du plat. Puis, avec le pointe du couteau, il lance avec une précision diabolique une pincée de sel qui retombe sur le rebord du plat.

Couteaux-anciensX6

En cuisine, la batterie de couteaux se diversifie. Bartolomeo Scappi, célèbre maître queux du XVIème siècle, en décrit une vingtaine, chacun ayant un rôle distinct. Depuis le Moyen Age, les manuels de savoir-vivre répètent qu'il ne faut pas se curer les dents avec son couteau... Le Cardinal de Richelieu, choqué de la mauvaise manière dont le Chancelier Séguier utilisait le couteau, justement pour se curer les dents, fit interdire les lames pointues (Edit de Lille, 1669). Les lames deviennent arrondies et atteignent une longueur exceptionnelle sous Louis XIV. C'est à la fin du siècle, que l'on voit apparaître des manches en faïence (Moustiers) ou en porcelaine tendre (Saint-Cloud). En 1756, un arrêt du Conseil d'Etat autorise les couteliers à fondre et à employer l'or et l'argent dans leur ouvrages, réservés anciennement aux orfèvres. En 1764, Jean Gavet, coutelier du roi, à Paris, utilise pour la première fois une matrice pour estamper les manches d'argent, à l'aide d'un balancier. Apparaissent des manches en nacre, ivoire avec filets et incrustations d'argent ou d'or et durant la deuxième partie du XVIIIème siècle, ils prennent la forme de crosse de pistolet. La lame est en acier pour la viande et en or, argent ou vermeil pour les fruits. Notons que le "couteau à la française" possède un manche à section plate avec cuvette et qu'un écusson apparaît sous le Directoire.

Source : D'après un article paru dans le numéro Hors-Série Point de vue-Historia : De quand ça date ? L'étonnante histoire de...

Couteaux

 

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20 mai 2013

B comme... Boîtes aux lettres

 Boite-Venise

Boîte réservée aux dénonciations et située au palais des Doges, à Venise. Elle porte l'inscription :  "Dénonciations secrètes contre toute personne qui dissimule des faveurs ou des services, ou qui cherche à cacher ses vrais revenus". Les lettres étaient glissées dans la bouche.

Antiquité

Dans la République de Florence, il était de coutume de placer dans les églises des boîtes en bois fermées, munies d'une ouverture, qui servaient à recueillir les dénonciations anonymes. Ces boîtes portaient le nom de "tomburi". Les clefs des boîtes étaient détenues par des membres du gouvernement, qui retiraient de temps en temps les dénonciations anonymes pour y donner la suite qu'elles comportaient. L'usage de ces "tomburi" produisait un scandale révoltant et cet usage, qui était destinée au départ à sauvegarder la liberté des bourgeois de la République, avait assez souvent des résultats opposés. Dans ces redoutables "tamburi", nous devons voir, d'après l'Union postale universelle, les premiers commencements de notre inoffensive boîte aux lettres actuelle, que la poste a empruntée à la justice pour des desseins pacifiques.

Source : D'après Le Journal du dimanche : littérature, histoire, voyages, musique - 1896.  

Boîte aux lettres

 Par la suite

Les premières boîtes aux lettres furent, au XIVème siècle, les coffrets de métal dans lesquels on enfermait les missives pour les transporter. On les appelait les "boîtes à messages". Mais les boîtes aux lettres, sous la forme que nous leur connaissons aujourd'hui apparaissent en 1622 lorsque le roi Louis XIII, désireux de procéder à une meilleure orginisation de la Poste Royale, crée des bureaux de réception et de distribution du courrier. Des boîtes aux lettres publiques sont installées à Paris grâce à Jean-Jacques Renouard de Villayer en 1653, lorsqu'il crée le service de "Petite Poste", service payant destiné à permettre l'acheminement rapide et facile du courrier intra-muros grâce au premier timbre-poste (sous forme d'entier postal). Ce service sera abandonné (les nobles et bourgeois utilisant leurs domestiques ou des coursiers privés pour faire parvenir leus missives) puis repris et développé, en 1760, par Claude Humbert Piarron de Chamousset. En 1780, Louis XVI confisqua ce service à son profit. On trouve les lieux où sont établies les boîtes à lettres à Paris dans les almanachs royaux. Au XIXe siècle, les boîtes aux lettres privées se généralisent. De nos jours, dans de nombreux pays, l'emplacement et les dimensions de la boîte aux lettres sont réglementés.

 Source : Le grand almanach de la Provence 2012 - Geste éditions et Wikipédia.

Courrier-a-cheval

Facteur

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